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Népenthès

Die Symptyx im spontanen französischen Redefluss

Symptyxe

Vincent Lepalestel
Norbert & Frank Fischbach

ISBN : 3-924343-28-4


Collection : DVD

Résumé

Méthode d'apprentissage interactive de la langue française à l'usage des apprenants allemands


Interaktiver Phonetikkurs zum Erlernen der Kurzformen im spntanen Redefluss des Französischen



L’apprentissage des formes courtes du français parlé spontané (= symptyxe)

Cette idée, et la méthode qui en est née, proviennent d’un constat : celui que les Allemands, même au bout de vingt ans d’apprentissage de notre langue, sont incapables de comprendre quoi que ce soit d’une conversation libre et spontanée entre deux Français. Ils s’en plaignent d’ailleurs depuis toujours, incriminant notre vitesse d’élocution. Leur conception erronée vient, et c’est le comble, de l’Hexagone même, où n’importe quelle mère de famille est là à reprendre son enfant en ânonnant : « parle correctement, veux-tu, on ne dit pas ‘j’en veux pu’ mais ‘je n’en veux plus’ ! Enfin, Jean, dis quelque chose, toi, ch’ais vraiment pu quoi faire, avec ce môme ! » Et les Alliances Françaises et autres structures dispensant des cours de français à l’étranger de continuer dans cette ligne, en mélangeant, sans le savoir, tour et alentour.

En effet, comprimer des mots n’a rien à voir avec de quelconques familiarités, auquel cas il faudrait interdire la graphie « c’est ça » pour rétablir « ce est cela » comme avant le 12ème siècle, où il n’y avait pas, précisément, de norme. D’ailleurs, chez Chrétien de Troyes, « que il » cohabite encore avec « qu’il » ou « que ele » avec « qu’ele », et il écrit « jel te dirai » pour « je te le dirai ». Ceux qui sont choqués par les formes courtes devraient abandonner également les contractions « s’il », « j’ai », « qu’en », « ç’eût » et autre « l’amie », et écrire « si il », « je ai », « que en », « ça eût », « la amie ». Ces avis de non linguistes sur la langue familière et, pire, de linguistes, sont un fatras inconsidéré et la preuve d’un non amour de notre si belle langue.

Tout part de l’opéra, où l’on chante « Salut, demeureu chaste et pureu », ces « eu » voulant dire qu’on prononce les E finaux ; c’est tout simplement une règle obligatoire. Or cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’élision dans ce registre ! Regardons, précisément, la jonction entre « chaste » et « et » : la partition ne comporte ici que deux notes, et on entend « chasté », d’où « Salut, demeureu chasté pureu ». Faut-il déjà réprimander les faiseurs de livrets d’opéra d’avoir osé un tel raccourci, obligatoire, au demeurant ? Difficile, ils sont morts et, pour certains, à l’époque baroque...

Le registre situé immédiatement « en dessous » (oh, le vilain jugement de valeur !) est celui de la Comédie Française, où, outre ce cas d’élision obligatoire, il faut également supprimer les derniers E d’un vers ; pour notre phrase du Faust de Gounod, cela donne « Salut, demeureu chasté pur », avec un pied de moins, donc. Il ne viendrait à personne l’idée de prononcer le dernier E de « ... ô désespoir, ô vieillesse ennemie », ce qui serait obligatoire à l’opéra.

Si l’on poursuit dans les degrés d’élisions des E, on trouve encore l’élocution bâtarde des discours officiels, où certains sont maintenus à certains moments, élidés à d’autres, phénomène capricieux s’il en est, et également valable pour le « ne », qui se dit ou s’oublie au gré des humeurs. Ce français-là est, d’un point de vue phonétique, parfaitement inintéressant, puisqu’on ne peut y déceler de règles. Il en va différemment de l’expression spontanée, où les formes courtes obéissent à des lois bien précises ; entre autres, il y a celles qui touchent à l’élision du A, du L ou du R, mais surtout à celle, normalement binaire, du E. À titre d’exemple, on dira spontanément, comme Chrétien de Troyes écrivait le « jel te dirai » évoqué plus haut, « jteul dirai » ou encore « jeut le dirai ».

L’enseignement du FLE en Allemagne, ou plutôt du F.L.É. (français langue étrangère), méconnaît complètement toutes ces règles : lorsque les bacheliers, au bout de 9 ou 10 ans de français dans le secondaire, commencent leurs études dans notre université, à Worms, et alors que le numerus clausus est assez strict, ils ne comprennent pratiquement rien lorsqu’ils entendent du français spontané. Il faut alors les soumettre à une vingtaine d’heures de cours de symptyxe pour arriver à des résultats satisfaisants ; l’apprentissage prévoit l’acquisition des règles de formation des raccourcis, puis, par d’innombrables exercices de lecture à haute voix, un affinement de la perception des formes courtes, le principe étant que si l’apprenant sait la réaliser lui-même, il la comprendra à plus forte raison lorsqu’il l’entendra.

Pour résumer la méthode pratique, soit la phrase « il ne savait plus ce qu’il faisait » : l’étudiant va d’abord devoir en faire la lecture, à haute voix et « comme à l’opéra », ce qui donnera « il neu savait plus ceu qu’il faisait ». Il lui sera alors demandé de traiter les E en fonction des règles qui lui ont été inculquées, et de donner la première forme courte de la séquence, à savoir « in’ savait pluss’ qu’iv zait ». Et enfin, il devra en donner la symptyxe, soit la FORME COMPRIMÉE MAXIMA : « i sa-ai puss’ qu’iv zait ».

Ce modus operandi exclut le « fatras » évoqué plus haut, puisqu’il n’est, dans cet enseignement, question que de technique. Outre le fait que les étudiants soient, au bout de quelques semaines, mieux armés en matière de compréhension, ils finissent par avoir une « vision » en trois dimensions de notre langue, retrouvent leurs motivations premières et leur désir d’aller dans l’Hexagone expérimenter leur nouvelle perception. En tout état de cause, ils ont perdu leurs craintes premières et, chose étonnante, en savent plus long, en phonétique du français, que les Français eux-mêmes...

Le DVD qui sortira en janvier 2007 représente une méthode interactive d’apprentissage de la symptyxe ; s’il ne s’adresse, pour l’instant, qu’à des germanophones, il en est prévu une version anglaise et française.

Vincent Lepalestel

LERN-DVD: DIE SYMPTYX DES FRANZÖSISCHEN in drei Unterrichtsstufen

- unabhängig von Vorkenntnissen -

Französisch endlich nicht mehr wie eine tote Sprache!

Es handelt sich hier um einen interaktiven Phonetikkurs zum Erlernen der Symptyx, sprich der höchst komprimierten Formen in der spontanen gesprochen Sprache: Ziel diese Methode ist es, das Hörverständnis selbst meistern zu lernen!

Procedere: Schrittweise lernen Sie die Regeln des Komprimierens. Darüber hinaus entdecken Sie was geschieht, wenn bestimmte Buchstaben ausgelassen werden, u. a. das E.

Am Ende dieses dreiteiligen Kurses sind Sie in der Lage, jede beliebige Sequenz so zu verkürzen, wie wenn sie ein gebürtiger Franzose spontan ausgesprochen hätte!


Beispiel gefällig? Was in der Oper gesungen würde

„Il ne savait peut-être plus ce qu’il faisait“,


werden Sie nach einigen Stunden selbst so verkürzen:

„isa äptät pü skiw sä“.

Dies ist die maximale Kurzform, die man oft im spontanen Redefluss hört!

Konsequenz dieses Training: Sie haben Ihr Hörverstehvermögen deutlich erhöht, zumindest stehen Sie nicht mehr „wie der Ochs vorm Berg“, wenn Sie Französisch in Frankreich oder in den Medien zu hören bekommen!

Deutsche Literatur :

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